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Musée

des arts de la table

Chope en porcelaine de Chine

Chope en porcelaine de Chine

Domaine : céramique

Matériaux / Technique : porcelaine peinte en bleu sous couverte, polychromie sur couverte, rehauts d'or

Lieu de fabrication : Chine, Jingdezhen

Chronologie : 1750-1780

Dimensions : Ht 11 cm ; D. 8,4 cm

Statut: propriété du Département de Tarn-et-Garonne

Inv. AT.2010.32.

Historique : acquisition, 2010

Crédit photo : (c) J.M. Garric ; (c) Musée des arts de la table/CG 82

Ornée de trois vignettes un peu naïves illustrant la navigation fluviale en Chine, cette chope appartient à l'abondante production de Jingdezhen, capitale chinoise de la porcelaine, dont les fours approvisionnaient les navires européens. Au XVIIIe siècle, les Français n'ont pas été de grands amateurs de porcelaine "de commande", contrairement aux Hollandais, principaux fournisseurs de l'Europe grâce à leur commerce avec la Chine, et aux Britanniques. La société française, moins libérale, moins marchande et bourgeoise que celle des Pays-Bas, n'a pas favorisé l'adoption de la porcelaine chinoise, au profit de la faïence puis de la porcelaine des ateliers nationaux. Les armateurs, négociants, marchands et autres grandes familles bourgeoises des Pays-Bas commandèrent environ 5000 services de tables armoriés au XVIIIe siècle, la Grande-Bretagne à peine moins, la France quelques centaines, uniquement de la part de grandes familles de l'aristocratie.

 

La chope est une grande tasse utilisée pour le vin, la bière, le cidre... En Normandie, en Bretagne, en Saintonge, on emploie un type de chope aussi haut que large appelé "moque", "moq", "mok". Cet objet passa en Grande-Gretagne avec Guillaume le Conquérant, et devint le "mug" que tout le monde connaît aujourd'hui, même si l'on y boit plus souvent du café que du cidre normand. La langue suédoise connaît aussi le mot "mugg" qui désigne là encore un pichet, un pot à boire.